Dans l’univers flamboyant de l’animation japonaise, où les succès fulgurants se multiplient, même les figures les plus respectées peuvent rencontrer des obstacles inattendus. Alors que des géants comme Kimetsu no Yaiba, Chainsaw Man et Jujutsu Kaisen dominent le paysage cinématographique avec des recettes colossales — le premier ayant dépassé les 730 millions de dollars — le célèbre réalisateur Mamoru Hosoda fait face à une réalité amère. Son dernier opus, « Scarlet », a enregistré un échec retentissant au box-office japonais, échouant même à se classer parmi les cinq premières positions.

« Scarlet » : Une Performance Dévastatrice en Salles
Ce qui était initialement pressenti comme l’un des grands succès de l’année s’est transformé en un véritable casse-tête pour la production. Le film « Scarlet » de Mamoru Hosoda n’a en effet engrangé qu’entre 450 000 et 1,9 million de dollars, un montant bien en deçà des attentes et incapable de rivaliser avec la compilation Jujutsu Kaisen: Execution, qui a attiré un public bien plus nombreux. Cet échec box-office est d’autant plus marquant qu’il concerne un réalisateur dont les œuvres précédentes ont souvent été saluées.
Pour ajouter à la déception, l’accueil critique et public n’a pas été plus chaleureux. Sur la plateforme Filmmarks, les spectateurs ont attribué à « Scarlet » une note moyenne de 2.9 sur 5, le plaçant ainsi parmi les pires productions cinématmatographiques de 2025. Une distinction peu enviable qui souligne la difficulté pour les films d’animation originaux de trouver leur place face aux mastodontes des franchises.

Plongée au Cœur de l’Intrigue de « Scarlet »
Le film anime « Scarlet » raconte l’histoire d’une princesse médiévale, également épéiste aguerrie, en quête de vengeance après la mort de son père. Blessée lors de sa quête, elle se retrouve transportée dans l’« Autre Monde » où elle rencontre un jeune idéaliste de notre époque. Ce dernier l’aide à panser ses blessures et lui propose une voie libérée de la haine. Le récit explore ainsi le thème intemporel de la rupture du cycle de la vengeance, un sujet profond qui, malheureusement, n’a pas réussi à captiver le public japonais cette fois-ci.
Le Cinéma d’Animation Original en Péril Face aux Franchises ?
Cet échec de « Scarlet » soulève une question cruciale pour l’industrie de l’animation japonaise : le cinéma d’animation original est-il en train de perdre de sa superbe face à l’écrasante domination des grandes franchises issues du Shonen Jump et d’autres médias populaires ? Les spectateurs seraient-ils devenus plus enclins à investir leur temps et leur argent dans des univers déjà établis et maintes fois éprouvés ? L’avenir nous dira si cet incident est un cas isolé ou le signe d’une tendance plus large dans le monde du cinéma d’animation japonais.